◊ Quand on évoque la qualité de l'eau du robinet, les principaux reproches portent sur le calcaire et le goût chloré. C'est alors que l'on entend bien des affirmations erronées, des erreurs qu'il importe de corriger. La dureté de l'eau est proportionnelle à sa teneur en calcium mais aussi en magnésium. Elle dépend de la nature géologique des sols qu'elle a traversée.
◊ Quoi qu'il en soit, les désagréments d'une eau trop dure sont uniquement de l'ordre du confort (entartrage des machines, eau désagréable pour l'épiderme...). En revanche, aucun effet sanitaire négatif lié à la dureté de l'eau et à la présence de calcaire n’a été recensé. Au contraire, l'eau de boisson participe à l'apport de calcium à l'organisme, ce qui est particulièrement important chez la femme et l'adolescent. Il n'y a donc aucune justification sanitaire à l'adoucissement excessif des eaux de boisson, d'autant qu'une eau trop douce a un effet corrosif sur les canalisations et la plomberie, et peut entraîner la libération de particules de métaux dans l'eau.
◊ Le goût de chlore... facilement annihilé ! Le goût de chlore est un des reproches les plus fréquemment adressés à l'eau potable. En réalité, l'apparition du goût et de l'odeur "d'eau de Javel" correspond à la liaison du chlore à des matières organiques afin d'éliminer des éléments indésirables. Pour pallier ce désagrément, il vous suffit de placer votre carafe d’eau 20 minutes au réfrigérateur, ce qui annihilera le goût chloré.
◊ Le chlore utilisé dans l'eau potable ne présente pas de risque sur le plan sanitaire. Ce n'est que pour le confort du consommateur que la teneur en "chlore libre résiduel" reste limitée à 0,1 mg/l d'eau (ce qui correspond à une goutte pour 1 000 litres).
Ce qu'en pensent les blogs http://www.jemesensbien.fr/l-eau-de-mon-terroir/